LES EXUMAS
Les Exumas sont un chapelet d’îles qui s’étendent sur 300 kilomètres de long du Nord au Sud, la plus part ne sont pas habitées ! A l’Est le « sound » plutôt profond, à l’Ouest le « bank » immense baignoire de mer turquoise avec 4-5 mètres de fond. On
devine la profondeur de l’eau à l’intensité du bleu…
On se régale de cette eau unique turquoise, claire comme de l’eau de roche à perte de vue…. entourant ces îles et ces ilots tout plats et déserts! Les plages longues et blanches sur lesquelles on se promène sans fin ! Pas de foule, pas de restos, pas de bars, pas de motos marines, que des poissons , des tortues , des coquillages, le vent, des oiseaux et la lumière du soleil et de l’eau.
Samedi 14 avril, Nous arrivons à Georges Town au sud des Exumas sur Long Island, le vent est fort et on est bien contents de se mettre au mouillage.
Malgré un beau soleil, Le temps est très venteux et on annonce du 35 nœuds avec des pointes à 45 et c’est prévu comme ça jusqu’à mardi.. On reste dimanche toute la journée sur le bateau tellement le vent souffle , envisager un aller retour à terre avec l’annexe est risqué.
Le lendemain, on fait un
petit ravitaillement (le moindre produit est hors de prix), on poste les cours du CNED, et nous partons pour l’île de Staniel et la célèbre
grotte de James Bond.
En effet en 1967, Roger Moore
est venu tourner une scène dans un petit îlot qui cache une grotte en partie sous marine peuplée de poissons multicolores : l’îlot de thunderball. L’endroit est magique avec ses passages sous
l’eau, ses coins et ses recoins.
On part se balader autour de
l’île de Staniel, un peu habitée qui vit essentiellement de la venue des plaisanciers.
En effet, Il n’y a pas
assez de fond pour accueillir des gros bateaux de croisières et la vie se concentre autour du Bar, « the Staniel Cay Yacht Club » installé près de la toute petite marina. La haute saison est du mois
de novembre au mois de mai.
En dehors de ces dates, c’est la saison des ouragans qui prennent
naissance dans l’atlantique et viennent balayer chaque année la zone Caraïbe, les Bahamas et la côte Est des Etats Unis. Aussi , il y a peu de navigateurs.
Notre prochaine destination
est Norman’s Cay et son célèbre avion coulé. Il y a quelques années , les Bahamas étaient le repère de nouveaux pirates trafiquants de
drogue. On raconte que cet avion plein de bandits et de drogue aurait raté son virage pour échapper aux Coast gards Américains et aurait plongé dans la baie de Norman’s Cay !
Il y est toujours, la carcasse de l’avion gîse sur un fond de sable dans 4
mètres d’eau, sans les trafiquants et sans la drogue.
Elle regorge de poissons.
Jean Claude décide d’aller chercher le déjeuner, il parait que les poissons se cachent sous les ailes… bon , ce ne sera pas pour
aujourd’hui !
On découvre la parfaite Île déserte, plantée d’un seul palmier, loin de tout.
Avis aux amateurs : (On vous donnera l’adresse) tranquillité assurée, pas de voisins, pas de voiture, et l’horizon à perte de vue ! pour le ravitaillement : quelque habilité à la pêche sous marine s’avère nécessaire….
Il n’y a quasiment plus
d’activité sur l’île de Norman’s dont les quelques bâtisses sont abandonnées.
JC frustré, décide de retourner pêcher un peu plus loin dans un récif à l’entrée de la baie. Corinne l’accompagne en Dinghy près du récif.
….Ce n’est décidément pas le
jour, tandis que JC scrutait les coraux, un requin (gros et massif) et pas farouche du tout s’approche pour faire la conversation..calmement mais fermement JC lui fait comprendre en partant à
reculons (ne jamais quitter un requin de yeux) que non, sans façon , il ne souhaite pas jaser aujourd’hui et qu’il doit rentrer au dinghy….Ouf !
En plus des raies, des tortues, des dauphins… qui ont accompagné notre voyage, il manquait le requin.
On trouve que le temps se rafraichit, le
vent souffle toujours et nous pousse vers Nassau, capitale des Bahamas sue l’île de New
Providence.
Ce sont les dernières îles que nous explorons, fini la mer turquoise, les grandes plages de sable blanc et les grands espaces marins.
Notre prochaine étape le
Nouveau Monde : Miami Beach




Nous rentrons par la route panoramique des crêtes.



